10 propositions pour construire l’école de l’égalité

Concernant l’école, la partie du programme du président de la République relayée par ses candidats aux législatives ne rompt pas,
semble-t-il, avec le reste. C’est logique. C’est là aussi une politique bien à droite qui nous est proposée, avec la « touche Macron » :
déréglementation, autonomie et mise en concurrence.
Le service public d’éducation va devoir évoluer dans un contexte où le Président a annoncé la suppression de 120 000 agents. La
nomination du ministre de l’Education Nationale est significative: il s’agit d’un ancien recteur d’Académie, petit soldat de Sarkozy
(60 000 postes supprimés) et adepte de la privatisation du système éducatif.

Rien de nouveau donc par rapport aux politiques menées depuis des décennies. Son attitude sur la (mauvaise) réforme des rythmes
scolaires est, à ce propos, significative : on ne la supprime pas, on aggrave ses principaux défauts ; on laisse les maires libres de
l’appliquer ou pas, en organisant la déréglementation et en créant des inégalités selon les territoires.

Dorénavant, plutôt que dire privatisation, on est prié de dire « délégation », nouveau vocabulaire « bienveillant » participant à l’enfumage.

Plus de moyens pour l’éducation prioritaire, dit le programme de Macron. Chiche ! Mais alors pourquoi faire exploser la carte scolaire en favorisant l’évitement des écoles de zones prioritaires pour les familles qui le souhaitent ?

La mesure positive phare mise en avant c’est le dédoublement des postes de CP et de CE1 dans les écoles de l’éducation prioritaire.Certes cela représente la création de 12 000 postes….mais en supprimant ceux créés dans le dispositif « plus de maîtres que de classes » qui fait pourtant la preuve de son efficacité.

Non, les mesures préconisées par le Président Macron n’ont rien de modernes. Elles ne sont que de vieilles recettes déjà essayées inaptes à construire l’école dont notre pays a besoin pour la réussite de tous et l’égalité.
Le PCF et ses candidats Catherine Dos Santos et Benjamin Amar font justement des propositions qu’ils vous soumettent et invitent une nouvelle fois Madame Gaillot, la candidate du Président de la République, à en débattre publiquement. Celle-ci avait d’ailleurs, avant d’être choisie comme candidate, fait le parallèle entre la réussite de l’Union Citoyenne à Villejuif et l’enthousiasme du projet « En Marche ». Cela promet pour le pays

10 propositions pour l’école

1. Pour acquérir plus de savoirs, eux-mêmes plus complexes, il faut plus de temps. L’école doit devenir obligatoire de 3 à 18 ans (et
possible dès 2 ans). Rétablir la ½ journée supprimée par la droite.
2. Limiter les effectifs à 20 élèves par classe en maternelle et en primaire (15 en petite section) 24 au collège et 25 au lycée.
3. partout des enseignants mieux formés et mieux rémunérés dans le cadre de la fonction publique, avec une relance de la formation
initiale et continue. Aide à la recherche pédagogique et aux mouvements d’éducation.
4. Un mode d’élaboration démocratique de programmes ambitieux outillant tous les élèves à égalité.
5. Introduire les cultures techniques, professionnelles, scientifiques, artistiques et sportives pour tous les élèves dès le début de la
scolarité obligatoire.
6. En opposition à l’autonomie, facteur d’inégalités, favoriser les coopérations entre les écoles et une gestion démocratique des
établissements avec des droits nouveaux pour les parents, les enseignants, les élèves et les élus.
7. Sortir de l’impasse des rythmes scolaires en supprimant la réforme, en repensant les temps éducatifs et en créant un service public
décentralisé du périscolaire.
8. Rétablissement d’une carte scolaire contraignante et construite démocratiquement avec les parents, les enseignants et les élus.
Suppression de l’obligation faite aux maires de fiancer l’enseignement privé.
9. Garantir la gratuité de l’éducation et de tout ce qui est nécessaire aux études : transports, fournitures, manuels, internats,…
10. Recruter des professionnels de l’enfance et de l’adolescence dans les secteurs parascolaires de l’aide spécialisée et de la santé,
des psychologues, des infirmier(e)s, des assistants sociaux pour tous les établissements.
Pour tout cela il faut doubler le budget de l’Education Nationale et le porter à 7 % du PIB.

 

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