2018 : TIME IS UP? par Julie Béguerie

Ces derniers temps la parole des femmes s’est libérée. La dénonciation des violences faites aux femmes commence à être entendue notamment grâce au mouvement #metoo, également relayée en France par #balancetonporc. Sexisme ordinaire, harcèlement, agressions sexuelles, violences conjugales, feminicide…

Quelques chiffres en France : quasiment 100% des femmes harcelées au moins une fois dans sa vie dans les transports publics, 80 000 femmes violées par an, 1 femme sur 5 victime de harcèlement sexuel au travail, 1 femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint (ou ex).

Ces violences concernent toute la société, tous les milieux et tous les âges.

La parole se libère certes, mais ce n’est pas le cas dans tous les milieux. Dans les organisations de jeunesse et les partis progressistes les femmes parlent, les langues se délient, car elles ont été formées au féminisme, ont pris conscience des violences qu’elles ont subies. Ailleurs, les violences existent aussi mais il est plus difficile de les dénoncer.

Certains essayent toujours de décrédibiliser la parole de toutes les femmes qui ont eu le courage de dénoncer les violences et le harcèlement qu’elles ont subis et subissent encore. On nous fait croire que le problème serait celui de la drague, minimisant les violences, cf : La Tribune de Deneuve & cie et la une du figaro magazine (23/24 février). On nous parle de crimes passionnels et non pas de féminicides… toutes ces violences sont en réalité le reflet d’une société sexiste et archaïque, voilà le problème.

Cette société inégalitaire se retrouve également dans le monde professionnel.

  • 15h40, c’est l’heure à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement.
  • 26% d’écart moyen de rémunération entre les hommes et les femmes.

Les politiques d’austérité mises en place ces dernières années n’ont fait qu’augmenter la précarisation des femmes. Ce sont elles qui occupent le plus de temps partiels et les métiers dit féminins sont souvent dévalorisés, avec des écarts considérables en retraite.

Par ailleurs, les femmes sont souvent écrasées par un plafond de verre qui les empêche d’accéder aux responsabilités.

Nos revendications :

Seulement 0,006% du budget de l’Etat alloué aux droits des femmes, ceci est bien trop insuffisant pour permettre la prévention, la formation, l’accompagnement…

Des lois existent concernant notamment l’égalité professionnelle : elles doivent être appliquées…

Ouverture de plus de places en crèche pour permettre aux femmes de reprendre le travail plus rapidement après enfants.

L’égalité entre les femmes et les hommes est une question de justice sociale, pour mettre fin aux violences sexistes et économiques.

Porter un projet féministe, c’est porter un projet révolutionnaire qui transformerait la société de fond en comble.

Julie Béguerie, militante féministe

One thought on “2018 : TIME IS UP? par Julie Béguerie

  1. La Tribune de « Deneuve et Cie » est appelée ainsi par notre camarade car la signature de l’actrice a fait beaucoup de bruit. Mais il est très intéressant de se pencher sur les rédactrices de ce texte et notamment sur la personne de Peggy Sastre , personne avec qui j’ai eu l’occasion de « discuter » sur Facebook.

    Comment ai-je connu Peggy Sastre ?

    En tant que défenseur de l’esprit critique et de la démarche scientifique, je suis membre du groupe facebook intitulé « Zététique » qui défend le « doute raisonnable »et combat les pseudos-sciences. Des membres connus de ce groupe ont invité Peggy Sastre dans l’émission « La Tronche en Live ». Or ce live a été un désastre et Peggy Sastre a enchaîné des affirmation d’ordre (soi-disant) scientifique en disant simplement « C’est prouvé ». Plusieurs membres du groupe ont remarqué des contres-vérités ou des points ne faisant pas consensus (au sein de la communauté scientifique) dans ces affirmations.

    Peggy Sastre réagit très mal à la critique et fait preuve de mépris ce qui fait qu’elle se brouille avec beaucoup de « zététiciens » y compris des administrateurs du groupe. Elle se dispute notamment avec le psychologue belge Jérémy Royaux (membre connu puisqu’il est l’un des responsable du podcast « scepticisme scientifique ») qui se rend compte que cette femme instrumentalise pour servir son idéologie antiféministe (sélection des études qui vont dans son sens, extrapolations douteuses desdites études, etc.). Peggy Sastre a quitté le groupe un peu plus tard, ne supportant pas d’être remise en cause…

    Le plus fort, c’est qu’à force de recherches, nous sommes plusieurs à nous être rendu compte que Peggy Sastre n’est pas seulement une antiféministe. En effet, elle a des liens avéré avec la groupe suprématiste blanc « Les Mutants ». Nous avons découvert qu’elle administratrice web de leur site. Quand je l’ai interrogé, elle n’a pas nié ses liens avec ce groupe en disant qu’ils disaient « des choses intéressantes » (sic).

    Nous voyons donc qui a rédigé ce texte d’une bêtise sans nom. Peggy Sastre se prétend « rationaliste » mais déforme la science pour servir une idéologie nauséabonde. Étais-ce une nouvelle tentative pour l’extrême droite d’infiltrer le mouvement sceptique français (c’est déjà arrivé, il y a 15-20 ans) ?

    Voilà pour ma vision de personne de formation scientifique, la science est instrumentalisée, encore une fois, pour justifier des discriminations.

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