BOURSE DU TRAVAIL : LE MAIRE S’ENFERRE DANS LE MENSONGE

Avertissement : nous répondons ici à la lettre (ci-dessus) que le Maire a écrite sans doute pour toute la population. Mais peu d’entre vous l’ont reçu. Soit parce qu’il n’a pas osé l’adresser à tout le monde, soit il estime que tous les habitants n’ont pas à être informés. Mais de quels Villejuifois est-il donc le Maire ? Afin d’aider à la compréhension pour ceux qui ne l’ont pas eue, nous citons quelques termes de la lettre.

Monsieur le Maire a commis une lettre d’une grande gravité à propos de la Bourse du travail.
Il dépasse, en effet, les prérogatives municipales et se place sur le terrain d’un affrontement politique déplacé, lui qui a pourtant toujours voulu nier être un représentant de la droite la plus dure. 

Son outrance et ses mensonges vont finir par le rendre complètement inaudible.

« Prise d’otages » qualifie-t-il la manifestation en mairie du 1er septembre, ce terme qui évoque des drames humains ne serait-il pas outrageux venant d’un homme qui se dresse fort justement contre toutes les violences terroristes. Il y a des comparaisons douteuses… Bientôt, peut-être, serons-nous ces terroristes ? 

« Une perte de recettes pour les Villejuifois de 70 000 € par an ». Outre le côté farfelu du chiffrage, le maire oublie volontairement le rôle de service public de la Bourse du travail. 
Effectivement quand un habitant est désemparé à la réception d’une lettre de licenciement, il va à la Bourse du travail et pas à la permanence du Maire ! Les mesures contre les droits des salariés sont de nature à rendre de plus en plus utiles les bénévoles qui les aident dans leurs démarches. Le caractère de service public exclut la notion de « coût » comme la culture ou l’éducation. Les bourses du travail sont d’ailleurs reconnues comme lieux d’éducation populaire.

La vente du terrain devrait rapporter « de l’argent pour construire une école » dit encore le Maire dans la lettre alors que dans le dernier journal municipal, il annonce l’ouverture d’une crèche à la place de la bourse. On atteint là, le comble du mensonge (ou de l’incurie). Allez, si c’était une troisième hypothèse : une opération immobilière juteuse ?

Le Maire évoque plus loin les charges pour la mairie. En effet, rien de plus normal que la ou le gestionnaire soit un agent territorial. Ce poste (encore un mensonge) a d’ailleurs été supprimé par la municipalité Union Citoyenne dès 2014. 

À la fin de la lettre, on atteint les sommets : « Nous vous devons l’exemplarité, la transparence (sic). » Si la situation est telle, c’est justement parce que le maire n’a pas respecté la légalité en ce qui concerne le Conseil municipal. Celui-ci devait statuer comme il a fait en 1963 puis en 1983 sur l’avenir de la convention entre la ville et les syndicats. Là encore, le Maire a une nouvelle fois menti par omission devant le tribunal administratif en août.
Et la Bourse du travail continuerait de fonctionner au service de tous les salariés de Villejuif. 

Le rôle d’un Maire serait aujourd’hui de faire le choix de l’apaisement plutôt que la provocation, de négocier, de sortir par le haut de ce conflit.
Plutôt, que de l’exacerber, il doit maintenant accepter de recevoir les syndicats et de discuter sereinement avec eux de l’avenir de la Bourse du travail. 

Les élus et les militants PCF de Villejuif

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