BUDGET MUNICIPAL 2018 : OPACITE TOTALE!

Moins de dotations pour les collectivités déjà contraintes, annonce d’un nouveau plan d’austérité et de la suppression de la taxe d’habitation : les politiques de l’État envers les communes se sont encore aggravées avec l’arrivée d’Emmanuel Macron.

Son gouvernement continue de sacrifier les communes et les services publics, donc l’intérêt général, pour détourner les richesses et l’argent public vers la finance.

Villejuif, comme les autres villes de plus de 50 000 habitants, fera partie des 500 collectivités qui vont devoir encore plus contribuer à résorber les déficits de l’État, dont il faut rappeler que la principale cause est les taux d’intérêts payés aux banques.

Partout dans le pays, des maires de toutes opinions rencontrent des difficultés pour répondre aux besoins des habitants de leur commune. Les maires communistes ont, eux, lancé la mobilisation pour obtenir les moyens de maintenir un service public de qualité.

Malheureusement, ce n’est pas le cas de Franck Le Bohellec. Sans doute parce qu’il partage ce choix politique de casse des services publics, de suppressions d’emplois.

Dans le document de présentation de ses orientations budgétaires pour 2018 qu’il a remis aux conseillers municipaux, il n’y a aucune mention des enjeux d’avenir tels que l’enfance, les jeunes, la culture, la solidarité. Il fait le choix de surfer, comme d’habitude, sur la propreté et la sécurité (sur lesquelles il est en grande difficulté malgré les promesses faites depuis trois ans). Cela démontre le peu d’ambition de la majorité municipale pour la ville.

Dans ce document, tout est réduit au minimum, au point qu’il ne satisfait même plus le minimum légal, rien sur les investissements prévus pour les locaux scolaires, les équipements publics, sportifs, notamment pour répondre aux besoins grandissants avec l’arrivée des nouveaux habitants.

Il n’y a rien ! Même sur les fameuses priorités : les outils pour la voirie ? La vidéo surveillance ? Les armes pour la police municipale? Rien, non plus sur les ventes du patrimoine, pas même la Bourse du Travail !

Voilà pourquoi les conseillers municipaux ont eu raison de ne pas prendre acte, du débat d’orientation budgétaire.

Par ailleurs, la volonté du Maire à précipiter les étapes de l’exécution du budget n’a aucune justification, surtout dans une ville comme Villejuif qui rencontre des difficultés financières, et alors même que les dotations de l’État ne sont pas arrêtées.

C’est un peu comme si dans une famille, on prévoyait des dépenses sans savoir combien on allait gagner. Au-delà du discours, la gestion municipale est très alarmante. S’agit-il d’incompétence ? Y a-t-il un dessein politicien ?

Les Villejuifois ne méritent ni l’une ni l’autre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*
Website