Démocratie locale : un maire discrédité

Il n’est pas commun que nous nous adressions ensemble solennellement à toute la population. Si nous le faisons aujourd’hui, c’est pour marquer le fait que malgré le climat délétère qui règne actuellement dans notre ville, nous ne céderons pas à la stratégie de l’escalade organisée par le Maire.

Nous l’appelons solennellement à finir son mandat dans la sérénité, en tenant compte de la situation actuelle de sa majorité : il a été élu sur une liste avec 48,69% des suffrages exprimés mais qui ne représentait que 25,78% des Villejuifois inscrits. Les départs de la totalité ou d’une partie des conseillers municipaux de 3 des 4 listes de cette majorité (UDI, EELV et En Marche) ont réduit d’autant sa représentativité et il  devrait encore plus rechercher à apaiser le débat politique.

La situation de Villejuif se dégrade parce que le Maire a franchi une nouvelle étape dans sa façon de l’administrer. Son apparente bonhomie cache une personnalité clivante vis-à-vis de la population, des associations, des institutions, des agents du service public et des élus.

Il n’a eu de cesse d’opposer les habitants entre eux, le centre-ville et les autres quartiers, les jeunes sont stigmatisés et abandonnés, les retraités flattés mais méprisés.

Les associations et citoyens sont discriminés selon leurs orientations – réelles ou supposées – et leur relation au maire : refus de les recevoir pour celles qui défendent les droits des habitants ; suppressions des locaux, des subventions, interdiction ou bâtons dans les roues pour participer aux initiatives municipales.

Il a méprisé l’avis des parents et des enseignants : alors que l’unanimité se faisait contre le projet de fusion des écoles élémentaires et maternelles Paul-Vaillant Couturier, il a voulu passer outre et  le faire voter en force. Heureusement, il a été obligé de reculer grâce à la mobilisation des équipes éducatives et des parents d’élèves concernés.

Il continue à vouloir brader le patrimoine local, qui appartient aux Villejuifois, à des promoteurs privés sans mesurer l’attachement qui lie les habitants à leur lieu de vie (maison des associations, des retraités, Croix-rouge, serres, terrains à bâtir portés par le Syndicat d’Action Foncière prévus à l’origine pour des équipements publics, etc….)

Avec le personnel municipal, son attitude s’apparente au despotisme : chasse aux sorcières, chantage, pressions, mises au placard, provocations, création d’un syndicat maison… Le médecin et la psychologue du travail ont alerté sur la situation, mais les méthodes de management ont été de plus en plus brutales.

Il s’attaque aux syndicats et aux salariés de Villejuif en voulant vendre la Bourse du travail alors que ce lieu est utilisé par de nombreuses personnes pour s’informer sur leurs droits.

Il tente de museler l’opposition municipale, méprisant les institutions et la représentation des élus. Depuis un an il décide seul de l’ordre du jour des conseils municipaux. Il ne tient plus compte de l’avis des commissions sensées étudier les projets locaux avant les conseils. Il veut exclure l’opposition des organismes paritaires du personnel (CTP, CHSCT). Il ne réunit plus la commission d’appel d’offre chargée de choisir les entreprises qui réalisent les travaux sur la ville depuis plusieurs mois. Il ne présente plus jamais en Conseil municipal les projets d’urbanisme alors que la population s’inquiète de plus en plus du bétonnage effréné de notre ville.

Au sein même de sa majorité, il cumule les fonctions de maire, d’adjoint aux finances et d’adjoint à l’urbanisme, ce qui indique son inaptitude à faire confiance à sa propre majorité. Cela regarde tous les Villejuifois parce que cela éclaire l’absence totale de démocratie.

Nous mettons en cause les méthodes du maire qui, de provocations en provocations, depuis bientôt 5 ans, a installé un climat de tension qui pollue la ville.

Nous ne tomberons pas dans ce piège de l’escalade, car nous voulons une ville apaisée, une ville pour tous, une ville où chacun puisse trouver sa place et s’épanouir, pour aujourd’hui et pour demain. Mais nous sommes fermement opposés à ses méthodes et ses orientations, qui ne ressemblent pas à notre l’idée que nous nous faisons de notre ville.

Les 9 élu.es d’opposition de gauche ( Communistes, GénérationS, Socialiste et Citoyennne)

Guillaume Bulcourt,   Claudine Cordillot, Sandra Da Silva Pereira, Dominique Girard, Mamilla Kadri, Gilles Lafon, Anne-Gaëlle Leydier, Franck Périllat-Bottonet, Sophie Taillé-Polian 

3 thoughts on “Démocratie locale : un maire discrédité

  1. Toutes mes pensées vous accompagnent dans vos combats et c’est peu dire qu’ils nombreux et indispensables depuis presque 5 ans ne lâchez rien.
    Amitié

  2. Je ne reconnais plus ma ville et suis très inquiète sur le devenir de notre cité dont les rares espaces verts vont être vendus à Kaufman et Broad .j’habite Benoît Malon qui se dégrade de jour en jour tout comme l’ensemble du quartier sud qui n’intéresse le maire qu’en terme de business !
    Il a cassé les assos et le comité de jumelage survit par miracle .
    Karl Marx est toujours menacée alors que beaucoup d’habitation vont voir le jour …
    Vivement les élections que ce monsieur dégage !

  3. J’entends beaucoup parlé des méthodes de ce Maire, élu en 2014 avec une coalition EELV et autres. En fait maintenant qu’il a fait le ménage au sein du Conseil Municipal, il veut faire de Villejuif un nouveau Levallois Perret. On connaît les méthodes BALKANY… Il reste un an pour constituer une liste de Gauche, solide. Pour enfin rentre notre Ville à sa splendeur

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