DOSSIER EDUCATION

Ce n’est surtout pas comme ça qu’on va transformer l’école

Le projet du Ministre de l’Education Nationale, comme toutes les dernières réformes de l’école, s’appui sur la sélection et individualisation. La sélection s’oppose à la culture commune et l’ambition d’une école pour tous les élèves. L’individualisation des parcours produit une société clivée, du chacun pour soi et de la concurrence. La vieille idéologie de « tous les enfants ne sont pas faits pour l’école » réapparaît sporadiquement. Rien de moderne non plus dans le choix des hommes pour gérer : le ministre Blanquer était le conseiller « école » du président N. Sarkozy !
Pour donner à tous les adultes de demain les moyens de maîtriser leur avenir, il faut rompre avec cette sélection, construire une école ambitieuse pour tous, notamment en allongeant la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans. La transmission d’une culture cohérente passe par la réécriture des programmes et la transformation des pratiques pédagogiques. Pour cela un développement des formations initiales et continues des enseignants est indispensable. Telles sont les propositions du PCF qui donnent à l’école, dès le plus jeune âge, une place première.

Le ministre décide, les p’tits Villejuifois trinquent

10 fermetures de classes, dont 6 en maternelles, étaient annoncées dans l’enseignement primaire en septembre prochain. Les seules justifications reposent sur des transferts de postes destinés au dédoublement des classes de cours préparatoire et de CE1 dans les REP et REP+. Il est inadmissible de pénaliser tous les élèves de primaire pour financer ce dispositif à moyens constants. Cela provoquerait l’augmentation des effectifs dans toutes les autres classes, supprimerait des postes dans les réseaux d’aide spécialisée déjà exsangues, détruirait des postes du dispositif « plus de maîtres que de classes » qui commençait à porter ses fruits, supprimerait des décharges de direction si utiles alors qu’on vient de supprimer les emplois d’assistance scolaire qui aidaient les directrices et directeurs.
Non, rien ne peut justifier ces mesures qui s’inscrivent dans ce vaste et vieux projet politique de droite consistant à articuler la suppression de moyens dans le service public et retrouver comme valeurs de l’école la discipline, la sélection, l’individualisation et la privatisation.
A la mairie, on a réagi mollement quand on a vu la force de la mobilisation, avec une lettre au ministre. Aucun élu de la majorité n’a soutenu les délégations d’école ni les rassemblements. Heureusement, les parents et les enseignants ont immédiatement réagi. Unis, ils ont déjà obtenu un recul de la direction des services de l’académie sur 3 classes. Dès le premier jour les élus communistes étaient à leurs côtés dans les délégations d’écoles, dans les rassemblements.
Les Villejuifois peuvent compter sur notre détermination à agir avec eux, contre ce projet et pour de nouveaux moyens dans nos écoles.

Mobilisation autour de Karl

Les inquiétudes ressurgissent sur l’avenir de l’école maternelle Karl Marx. Souvenez-vous, il y a deux ans, le maire avait dû reculer sur sa décision de fermer l’école après la forte mobilisation. Avec les parents d’élèves, nous avions réuni plus de 3 000 pétitions. Reculé mais pas renoncé. Si la fermeture annoncée de l’école était confirmée à la rentrée, c’est toute l’école qui serait menacée pour la rentrée suivante, le ministère plaidant le manque de crédibilité d’une école de quatre classes, niant son rôle éducatif et social irremplaçable dans le quartier. Parents et enseignants l’ont compris et sont de nouveau mobilisés. Ils organisent l’action.

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