Impôts locaux : on paie plus et on a moins !

En mars prochain, le Maire de Villejuif présentera son budget 2017 au conseil municipal. L’occasion pour nous de faire un point sur les impots locaux et leur utilisation à Villejuif.
Chacun le sait, les impôts locaux sont injustes et archaïques. Injustes car la taxe d’habitation ne tient que très peu compte des revenus des occupants. Archaïque car elle ne correspond plus du tout à la réalité immobilière. Raisons supplémentaires pour que chaque contribuable puisse savoir comment est utilisé cet impôt dans sa ville.
A Villejuif, l’exercice s’avère pour le moins fort compliqué ! En effet, alors que cet impôt est en augmentation pour la plupart d’entre nous, les actions et orientations de l’actuelle municipalité sont synonymes de diminutions et d’abandons. Aucune génération n’est épargnée et les domaines aussi importants que la solidarité, la culture ou la démocratie sont mis au pain sec !
Dans ce numéro, nous revenons sur les conséquences des coupes budgétaires pour les habitants (voir page 2). Vous constaterez qu’il est  bien difficile de savoir où passent nos impôts locaux. A part la création de la police municipale dont les missions restent toujours contestables et surtout inefficaces, rien, strictement rien, n’a été fait pour le développement de notre ville au service de sa population dans toute sa diversité, rien, strictement rien pour que Villejuif soit en situation de relever les défis et les évolutions de notre société.
Cette longue liste (incomplète) d’abandons et de reculs est en réalité la traduction concrète de 3 ans d’un désastreux bilan municipal. Un mi-mandat qui nous frappe et nous affecte durablement toutes et tous.

Où passent nos impôts locaux ?
Le choix de l’autérité budgétaire de  la municipalité

 

L’enfance bradée -La baisse des crédits éducatifs se traduit par exemple par la suppression des ateliers musicaux. Dans les crèches, réduction également des crédits pourtant nécessaires à l’achat…de couches ! En 2017, à Villejuif, les parents devront peut-être les fournir ou les laver ?
Quand à nos ados leurs structures ouvertes pourtant si utiles sont menacées faute de moyens. Le service jeunesse à fermé ses portes, la municipalité a supprimé les bourses aux projets ainsi que les contrats de réussite solidaire et le conseil consultatif de la jeunesse.

Nos ANCIENS délaissés – Le banquet des retraités est supprimé alors qu’il était attendu par beaucoup avec impatience. Terminé également le cadeau de fin d’année pour les bénéficiaires de la carte A. Le nombre des aides ménagères est en baisse et l’on s’oriente vers la privatisation de ce service.

ECOLES bientôt surpeuplées ? –Si l’action des 3000 signataires à permis de faire reculer provisoirement le maire sur l’école Karl Marx l’inquiétude est maintenant tout aussi réelle pour Fernand Pelloutier. La suppression des crédits pour l’organisation des fêtes de l’école, la réduction drastique des fournitures pour l’hygiène et l’entretien des écoles, le remplacement des personnels malades en dessous du minima autorisé illustrent le peu d’intérêt du maire pour l’éducation de nos enfants.

 

La sélection par le SPORT –Nos sportifs ne sont pas mieux considérés. Les subventions de leurs associations ont baissé gravement, la corrida a été supprimée. La baisse de l’aide individuelle pour la pratique sportive est un indicateur de l’orientation municipale qui privilégie la vision élitiste du sport au détriment de la pratique du sport pour tous.

 

La SOLIDARITé en option – L’aide sociale est réduite à sa plus simple expression et l’aide d’urgence renvoyée vers les seules associations ou services départementaux. La municipalité refuse également le prêt d’une salle pour organiser la journée des solidarités du département. Les projets de régie de quartier ou d’épicerie solidaire sont au point mort.

 

VIVRE ENSEMBLE détricoté -Les associations ont vu leurs subventions baissées, le marché de Noël leur est maintenant interdit et les lotos associatifs ne sont toujours pas autorisés alors qu’ils sont nécessaires aux finances des associations et si importants au bien vivre ensemble. Il est vrai que cette préoccupation est totalement délaissée par la municipalité comme en témoigne la suppression définitive du feu d’artifice du 14 juillet qui rassemblait pourtant des milliers de familles.  Quant à l’utilisation de certaines salles par les associations et les citoyens il vaut mieux être dans les petits papiers du cabinet de maire pour obtenir satisfaction.

 

La paix oubliée –Abandon encore et toujours dans le domaine de la promotion de la Culture de Paix. Savez vous que le maire n’a  même pas daigné recevoir les dernières délégations de nos villes jumelles ?

 

La CULTURE négligée – La culture est, elle aussi, un parent pauvre de l’exécutif municipal. Le festival de théâtre de rue est purement et simplement supprimé. Les projets du Théâtre Romain Rolland ne rencontrent que peu d’écoute et de soutien. Pire, la seconde salle destinée à la création est en danger. Alors que nous venons de fêter les 10 ans de la Médiathèque, les crédits d’achats de livres et autres supports sont en recul et il est dans l’air du temps d’en finir avec le prêt gratuit !
Les Maisons pour Tous ont leurs crédits en baisse de 50% compromettant ainsi gravement les  aides et soutiens aux initiatives des habitants et activités culturelles initiées par ces équipements. Un mot enfin pour témoigner de notre soutien aux acteurs du Chêne victimes d’un véritable sabordage municipal !

Le LOGEMENT aux mains des spéculateurs – Le logement est devenu une affaire de gros sous, les promoteurs se frottent les mains en construisant des résidences de standing ou des hôtels, alors que le logement social est délaissé. A titre d’exemple l’Office Public de l’Habitat, sur proposition de son Président, a voté la hausse des loyers à la relocation y compris dans le cadre d’un échange.

 

Environnement   à l’abandon– Si quelques actions ont été menées en matière d’environnement, elles se sont toutes concentrées en centre-ville laissant les autres quartiers à l’abandon qu’il s’agisse du fleurissement ou de la propreté.

 

Le personnel communal maltraité – Et que dire de la situation des personnels communaux ? Les attaques répétitives dont ils sont l’objet à propos de leurs conditions de travail et de leur statut sont lourdes de conséquences.  Elles affectent cruellement chaque jour la dignité de nos agents territoriaux. Par ce mépris sans nom, à  l’image du programme du représentant de la droite soutenue par le maire à l’élection présidentielle, c’est en définitive tout le service public qui est en danger à Villejuif.

 

La santé sacrifiéeLa santé est également mise à mal. Chacun s’en souvient, les mobilisations ont empêché la fermeture des centres de santé. Pour autant, malgré la compétence et le dévouement du personnel, la qualité des soins dans ces équipements est en souffrance faute au non remplacement de postes vacants.

 

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