Kurdes, les oubliés de l’histoire

Cent ans après la Première Guerre mondiale, pour la deuxième fois de leur histoire, les Kurdes se voient refuser toute possibilité de créer leur Etat. Toutes les nations occidentales avaient pourtant soutenu les combattants kurdes quand ils ont pris les armes contre Daesh, d’abord en Irak puis en Syrie.
Mais aujourd’hui, alors que la menace Daesh s’éloigne, les promesses faites aux Kurdes s’éloignent aussi. Les alliés d’hier laissent les Turcs bombarder la région d’Afrine afin de détruire la zone autonome kurde au nord de la Syrie. La Turquie refuse toute possibilité de laisser les Kurdes constituer un Etat qui pourrait menacer l’intégrité de son territoire. C’est le retour de la realpolitik dans laquelle les Kurdes ne pèsent pas lourd face à la Turquie qui reste un point névralgique pour l’OTAN, un partenaire pour la Russie et un pays proche de l’Union Européenne. Après en avoir été les acteurs majeurs, les Kurdes sont aujourd’hui les grands oubliés des guerres du Proche-Orient, pesant moins que les intérêts des grandes puissances en jeu dans la région.

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