LA SANTE : FAISONS LE CHOIX DU PROGRES SOCIAL

Le nouveau Président de la République en choisissant un Premier ministre de droite, Edouard Philippe confirme l’orientation politique qui sera la sienne, c’est à dire libérale. Dans la continuité des dernières années où le droit à la santé a subi des attaques considérables, des ordonnances Juppé à loi Touraine, en passant par la loi Bachelot, chaque réforme a affaibli un peu plus l’Hôpital public au profit du privé.

Ainsi, la réduction des cotisations sociales, les Lois de Financement de la Sécu, la tarification à l’activité, l’augmentation des restes à charge pour les patients, la promotion des partenariats publics-privés ou encore les franchises instaurées par la droite ont réduit considérablement les moyens du service public. Cela a servi de prétexte pour imposer la rentabilité financière comme premier objectif dans nos hôpitaux.

Pour les communistes et le front de gauche, l’hôpital n’est pas une entreprise et n’a pas vocation à être rentable, tout comme la santé qui ne peut pas être une marchandise.

Il y a urgence. La casse de l’hôpital public doit cesser et nous devons avoir plus d’ambition pour le service public hospitalier, afin de pouvoir répondre aux besoins de millions de Français.

L’hôpital doit soigner tout le monde convenablement, quels que soient les revenus et le lieu d’habitation d’une personne.

L’avenir de la Sécurité sociale est en danger !

Emmanuel Macron et sa représentante locale Albane Gaillot, préparent une nouvelle attaque contre la Sécurité sociale et souhaitent privilégier les assurances privées dans le remboursement des frais de santé. Par exemple, l’augmentation des salaires avec la baisse des cotisations sociales est une remise en cause du financement de la Sécurité sociale. Cela va accentuer les inégalités d’accès aux soins, puis, à moyen terme, c’est l’universalité du droit à la santé qui serait remise en cause. D’un système solidaire où les richesses produites par le travail contribuent à la protection sociale, nous passerions petit à petit vers un système libéral à l’américaine où chaque individu ne pourrait que compter sur ses propres moyens.

L’argent existe pour mettre en place une politique plus juste. 

  • -172 milliards de niches fiscales et sociales
  • -75 milliards avec la mise en place d’une cotisation sociale sur les revenus financiers des entreprises
  • -30 milliards d’exonération des cotisations patronales pesant presque autant sur la dette de l’Etat
  • -20 milliards de fraudes patronales
  • -1 milliard de non déclaration des maladies et accidents liés au travail

Ce ne sont là que quelques pistes de financement. Par ailleurs, avec l’éradication du chômage et des emplois précaires, nous pouvons obtenir de nouvelles ressources qui viendront renforcer notre système de santé solidaire.

Candidate du PCF Front de gauche, je m’oppose vigoureusement contre un tel gâchis et je propose :

-le remboursement à 100% des soins prescrits par la sécurité sociale

-des hôpitaux 100% publics de plein exercice et un réseau de centres de santé pour répondre aux besoins de la population

-un pôle public du médicament

-le développement des centres de santé

-l’abrogation des loi Bachelot et Touraine, un moratoire sur toutes les restructurations actuelles dans la région

-la remise en cause de la loi 2011 sur la psychiatrie et son approche sécuritaire

-le développement de dispositifs de formations initiales et continues de qualité des personnels de la santé et du médico-social

Pour en débattre, je vous donne rendez-vous, avec Flore Munck conseillère départementale de Villejuif,manipulatrice-radio et syndicaliste à l’IGR, le mardi 30 mai à 18h30, salle de la médiathèque de Villejuif (Esplanade Pierre-Yves Cosnier) pour une table ronde sur les enjeux de la santé sur notre territoire.

C’est seulement ensemble que nous pouvons construire de nouvelles propositions pour répondre aux défis qui nous attendent.

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