L’ECOLE A L’HEURE DES CHOIX DE SOCIÉTÉ

La loi Blanquer suscite une large opposition dans la communauté éducative, en témoigne la forte mobilisation des parents et des enseignants.

Les parcours individualisés viennent se substituer aux cadres collectifs des programmes et des diplômes, avec une sélection de plus en plus précoce et une mise en concurrence dans un « marché » éducatif des bonnes options et des bons établissements, des bons choix qui ne sont bien sûr pas accessibles à tous.

Ce système fait porter aux élèves et à leur famille la responsabilité de leur réussite ou de leur échec, l’enjeu étant de leur faire accepter leur situation, éloignant l’école de sa mission d’émancipation.

A ce projet nous opposons l’exigence d’une école de l’égalité et de l’émancipation qui permette à tous de s’approprier les savoirs  complexes nécessaires pour être pleinement acteur de sa vie, de la vie de son entreprise, de son pays et de la planète.

Le contenu de la loi :

  • elle muselle les enseignants, menacés de sanctions s’ils critiquent l’institution.
  • elle condamne les directrices et directeurs d’école qui aujourd’hui pourtant assument une grande responsabilité notamment dans l’éducation prioritaire.
  • elle s’attaque à la liberté pédagogique, tous les organismes d’évaluation et de formation des enseignants sont mis sous le contrôle direct du ministre.
  • l’instruction obligatoire dès 3 ans est un cadeau au privé : les communes devront financer les écoles privées et le nouveau marché scolaire hors éducation nationale favoriserait la ségrégation sociale dès le plus jeune âge.
  • la précarisation se poursuit : les assistants d’éducation ou surveillants pourraient se voir confier des missions d’enseignants sans la formation ni le statut ni le salaire.
  • les « établissements publics des savoirs fondamentaux » pourraient regrouper des classes des collèges et du primaire.
  • ces regroupements permettraient de faire des économies de postes de directeurs.
  • ils permettraient aussi de créer une école à plusieurs vitesses «  les savoirs fondamentaux » pour les uns le bon collège, le bon lycée et la possibilité de poursuivre des études longues pour les autres. 

Ce qui est nécessaire, c’est d’en finir avec la sélection pour construire une école véritablement commune : sauvegarde de la maternelle, création de postes d’enseignants mieux formés et mieux rémunérés, relance du collège unique, scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans, renforcement du caractère national du bac et garantie pour tous les bacheliers de pouvoir intégrer l’enseignement supérieur dans la filière choisie.

Le soutien à ces propositions et l’opposition grandissante à cette attaque contre l’école de l’égalité passe  le développement des services public notamment en utilisant l’argent de la Banque Centrale Européenne, comme le propose IAN BROSSAT, tête de liste du PCF aux élections européennes du 26 mai prochain.

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