L’OPH de Villejuif est en danger!

Les lois adoptées par le gouvernement Macron (lois de finance de 2018 et 2019, loi Elan) préparent la casse du logement social, alors même que le mal-logement touche un nombre toujours plus important de foyers. Voici les mesures prises :

Baisse drastique des moyens financiers des bailleurs sociaux. Concrètement, cela signifie moins d’argent pour entretenir les logements existants, et moins d’argent pour construire de nouveaux logements alors que de nombreuses familles attendent depuis longtemps une proposition.

Obligation pour les bailleurs sociaux de mettre en vente des logements. Concrètement, au lieu que des logements sociaux disponibles soient proposés à ceux qui en ont besoin, ils seront vendus à des propriétaires privés.

Obligation aussi pour les “petits” bailleurs sociaux de se regrouper ou de fusionner avec de “gros” bailleurs. Concrètement, cela signifie que les offices HLM municipaux de proximité vont disparaître, absorbés par de grandes entreprises possédant des dizaines de milliers, voire des millions de logements, qui ne seront pas présentes au quotidien pour écouter et résoudre les problèmes des locataires.


Chez nous, c’est l’OPH de Villejuif qui est menacé, avec la complicité de la Municipalité. Des négociations secrètes seraient en cours avec la Caisse des dépôts et consignations. L’OPH de Villejuif va peut-être être absorbé par ce monstre de presque 200 000 logements, être privatisé, ou disparaître… C’est inacceptable car c’est un service public qui appartient à tous et toutes !


Les communistes et leurs élues agiront avec les locataires et les personnels de l’Office et avec l’ensemble des citoyen•nes de la ville pour qu’un large débat local sur le logement social ait lieu. L’Office HLM doit rester un service public, gage de démocratie et de réponse aux besoins du plus grand nombre !

Parmi nos propositions :


A l’opposé de la politique gouvernementale de libéralisation du logement social, nous proposons de créer un service public national et décentralisé de l’habitat, à partir des acteurs déjà impliqués et décliné en quatre volets :
Un pôle public financier, appuyé sur les ressources de la Caisse des dépôts et consignations (245 milliards d’euros d’épargne centralisée) et le budget de l’Etat, pour financer et construire 200 000 logements sociaux par an réellement accessibles au plus grand nombre.


Un pôle public de la construction pour casser le monopole des majors du BTP et permettre l’abaissement des loyers et des charges.
Une agence foncière nationale et décentralisée en régions, dotée de fonds d’intervention conséquents, pour lutter contre la spéculation du sol et inciter partout à la construction de logements sociaux.


D’autres outils publics, dont un tissu de bailleurs sociaux de proximité, dont la mission serait de mettre en œuvre localement le droit au logement avec une gestion démocratisée, une représentation renforcée et majoritaire des élus locaux, des représentants des salariés, des associations et des usagers bénéficiant de nouveaux droits de décision et de contrôle.

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