Rassemblement du 9 septembre – Place des Fusillés à Villejuif – Allocution de Cédric Quintin, secrétaire général de l’UD CGT 94

Chers-amis-es, Chers(es) Camarades,

A vous tous, les fainéants, les cyniques, les extrémistes, les illettrés et les sans dents que le Président de la finance, notre cher monarque de la « République en marche » vient à nouveau d’insulter depuis l’étranger, je vous souhaite la bienvenue à ce rassemblement et vous remercie, au nom de l’intersyndicale, de votre présence. Ce nouveau rendez-vous de mobilisation à l’appel des organisations syndicales départementales Cgt, FO, Solidaires, FSU, UNEF, relayé et soutenu par plusieurs partis et élus de gauche de Villejuif, par plusieurs associations comme l’ARAC ou la CNL, consiste une nouvelle fois à exprimer notre refus total de voir disparaitre notre bourse du travail située au 16 rue jean Jaurès à Villejuif. Pour rappel, c’est en plein cœur de l’été que le maire de cette ville, l’arrogant M. Le Bohellec a saisi en catimini la justice pour expulser les organisations syndicales de cette bourse du travail qu’elles occupent pourtant depuis des décennies. Outre cet acte scandaleux qui révèle au fond le courage, le mépris et la malhonnêteté de ce maire à l’égard de ces administrés, rappelons à toutes celles et ceux qui nous écoutent, à tous les villejuifois qui ont répondu à notre appel, ce qu’est une bourse du travail en en quoi consiste prioritairement sa mission. Une bourse comme celle de Villejuif, c’est une maison commune qui abrite les organisations syndicales interprofessionnelles. C’est un lieu où s’informent, s’éduquent et s’organisent les salariés pour défendre et faire respecter leurs droits dans leurs entreprises. C’est un endroit où l’on fait vivre la résistance et la solidarité ouvrière ; où l’on défend ses droits et où on s’organise pour les faire respecter ; où se croisent et s’entremêlent les salariés du public et les salariés du privé, les jeunes et les retraités ; les privés d’emploi et les précaires, bref, c’est un lieu où l’intérêt général, l’humain dominent sur les intérêts égoïstes du patronat et de la bourgeoisie.

A l’image de Macron et de ces ordonnances qui démantèlent littéralement le droit du travail et saccagent un peu plus les services publics sur fond d’austérité et de précarité généralisée, le maire de cette ville, en totale harmonie idéologique d’ailleurs avec les macronistes, en s’attaquant aujourd’hui à cette bourse du travail, ne s’attaque ni plus ni moins à l’ensemble du salariat. En expulsant aujourd’hui les syndicats de cette bourse, il détruit non seulement un service public supplémentaire, mais il fragilise également l’ensemble des salariés et villejuifois dans leurs possibilités de se défendre et de s’entraider au quotidien.

Voilà ce que nous sommes, à nouveau, venus dénoncer et combattre dans l’unité ce matin. Je dis à nouveau puisque, je le rappelle aussi, c’est depuis l’année 2015 en réalité que nous résistons à ce maire et son équipe qui s’acharnent, depuis son élection, à réprimer le syndicat Cgt de la ville, à détruire les services publics et à fragiliser certaines associations. Il n’est pas de droite pour rien et les salariés de cette ville en savent quelque chose.

Maintien de cette bourse du travail et respect des organisations syndicales, c’est donc ce que nous sommes venus en nombre réaffirmer le 1er septembre dernier en manifestant dans les rues de la ville et en occupant symboliquement et pacifiquement l’hôtel de ville. Fidèle à son mépris et son grand courage, le maire n’a pas daigné nous répondre ni recevoir une délégation des représentants syndicaux qui en ont faire la demande depuis mi-août !

Il a préféré la fuite, la calomnie, le mensonge et la stigmatisation. Sur sa page Facebook, sur celle des Républicains de Villejuif ou sur le site de la ville, c’est une pluie d’insultes, d’accusations, de contre-vérités et d’affabulations qui ont été écrits et véhiculés.

Refusant une fois de plus le dialogue et la concertation, il a préféré nous envoyer les forces de l’ordre pour nous déloger de l’hôtel de ville et tente aujourd’hui une ridicule victimisation de certains agents ou élus de sa majorité.

C’est une honte en plus d’être grotesque et particulièrement indigne de la part d’un maire. Comme le communiqué unitaire que nous avons diffusé sur toute la ville le souligne, nous dénonçons et contestons fermement ces accusations, cette surenchère et allons à notre tout déposer plainte pour diffamation.

Non satisfait sans doute de la colère et du climat que cette équipe municipale crée délibérément sur cette ville, une nouvelle plainte, cette fois-ci par la cheffe de cabinet du maire vient d’être déposée, contre l’un des nôtres. Guillaume Bulcourt, ici présent à mes côtés, qui est membre de la direction de la Cgt du Val-de-Marne, animateur du collectif accueil-sécurité de la Cgt 94 et qui est également conseiller municipal communiste de cette ville. Guillaume qui prendra la parole dans un instant, est accusé de violence alors que nombre de photos ou vidéos prouvent totalement l’inverse. C’est au contraire dans la responsabilité que la Cgt du Val-de-Marne lui a confiée et que j’assume résolument, avec une grande maîtrise, un sang-froid à toute épreuve et une expérience réelle que Guillaume a agi, à superviser avec d’autres camarades, cette occupation revendicative bon enfant pour reprendre les propos de l’adjoint Alain Caporusso dont le maire a scandaleusement tenté d’instrumentaliser son malheureux malaise durant l’occupation. Devant donc cet acharnement et cette irresponsabilité du maire et de son entourage, je tiens aujourd’hui à dire ceci :

D’abord, sachez que nous ne nous laisserons ni intimider ni détourner de notre lutte actuelle pour la préservation de cette bourse.

Secondement, dire à Guillaume, à sa famille, ses amis, ses camarades de la Cgt et du PCF que tu peux compter mon camarade sur le soutien et l’engagement total de la CGT dans cette épreuve, devant cette insulte et cette remise en cause personnelle dont tu es victime par une bande d’incompétents, d’amateurs et de provocateurs. Bien plus qu’une devise tu sais que quand on touche à un militant de la Cgt, on touche à toute la Cgt.

Celles et ceux qui sont donc à l’origine de cet énième coup bas, de cette énième surenchère sachent bien que c’est à une déferlante de réactions et d’actions qu’ils vont avoir à faire s’ils persévèrent ainsi, s’ils salissent ou accusent nos militants. Jean-Toussaint notre avocat, dira quelques mots tout à l’heure sur ces affaires mais sachez bien, M. Le Bohellec et consorts, qu’on ne va pas se laisser impressionner ni détourner, je le répète de notre mobilisation pour la sauvegarde de notre bourse du travail.

Nous sommes dans le vrai, mobiliser pour une cause juste et je me réjouis de ce large front unitaire. Il témoigne du bien fondé et de la légitimité de notre mobilisation dans l’intérêt des salariés et des citoyens de Villejuif. Aux partis qui nous soutiennent, je dis néanmoins attention, si vous faites ce choix-là, merci d’avoir le courage et l’honnêteté de dénoncer avec nous les mensonges et le mépris du maire, de valoriser et de porter à la connaissance des villejuifois nos combats, nos manifs pour à leur tour les inviter à nous rejoindre dans cette importante mobilisation d’intérêt général. Nous ne laisserons personne ni aucun parti, parce que nous ne sommes pas dupes de l’historique politique de cette ville et sommes lucides aujourd’hui sur les rapports de forces politiques qui existent, nous ne laisserons personne donc se faire une virginité sur notre dos ou nous instrumentaliser à d’autres fins que celle pourquoi nous sommes rassemblés ce matin.

Je le re dit avant de donner la parole à mes camarades, nous ne lâcherons rien, nous sommes déterminés, nous ne laisserons pas expulser de cette bourse du travail sans autre solution.

C’est l’objet de notre rassemblement d’aujourd’hui et les suites de nos actions que nous déciderons dans les prochaines heures jusqu’à notre victoire. Je ne peux m’empêcher de finir cette allocution en faisant la liaison entre notre mobilisation d’aujourd’hui et celle du 12 septembre.

Mardi, en effet, se déroulera une importante journée d’action nationale interprofessionnelle et unitaire contre la casse du code du travail, la casse du service public, la hausse de la CSG, l’abaissement des APL.

Nous allons agir contre les ordonnances de Macron qui vont détruire nos droits, généraliser la précarité et dynamiter le syndicalisme.

Je vous invite à y venir nombreux car en agissant le 12, on rendra un grand service à notre mobilisation locale.

Je vous remercie.

 

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