UN BUDGET MUNICIPAL POUR… CASSER LE SERVICE PUBLIC !

Concernant le débat budgétaire de notre commune, nous ne voulons pas céder à la polémique facile et aux invectives entre le Maire, certains élus de sa majorité et de ses anciens alliés MM. Vidal et Lipietz. Tout cela est pathétique et abîme profondément nos instances démocratiques.

Aujourd’hui, Franck Le Bohellec n’a plus de «majorité politique» pour faire voter le budget 2018 et tente de faire diversion avec ses anciens amis.

Il ne faut pas perdre de vue l’essentiel, c’est le trait commun entre les choix budgétaires du Président de la République et ceux de la municipalité.

Au plan national, des dizaines de milliards sont redistribués aux entreprises sans contreparties et sans exigences pour la création d’emplois stables et les salaires. À Villejuif on vend la ville au profit des grands groupes de l’immobilier pour en faire une ville « riche » (ou plutôt une ville de riches) selon le programme de la majorité de 2014. Tout cela aux dépens des Villejuifois priés d’aller vivre ailleurs.

Avec ces milliards d’euros ainsi distribués l’Etat aurait pu maintenir les dotations aux communes et créer des milliers d’emplois pour répondre aux besoins des Français en termes de nouveaux services publics. Au contraire, 120 000 emplois sont menacés par Macron et à Villejuif le Maire en supprime chaque année, mettant le personnel, lui même en souffrance et en incapacité de répondre aux besoins des habitants .

Du local au national, c’est le libéralisme qui guide les décisions politiques.

Les collectivités ont vu baisser leurs dotations entre 2013 et 2017 d’un montant total de 27 milliards d’euros. Aujourd’hui, le gouvernement a décidé, non pas de diminuer les dotations, mais de contraindre les 340 communes de plus de 50 000 habitants, à limiter l’augmentation des dépenses de fonctionnement à 1,2 %.

Et comme le Maire a déjà décidé, à l’arraché, de 18 créations supplémentaires de policiers municipaux, représentant à elles seules 1 Millions d’Euros soit 2% d’augmentation du budget de fonctionnement. Que va-t-il sacrifier encore à cet objectif? La jeunesse, l’école, la culture, le sport, le social, la petite enfance, tout ?!

Il se cache derrière cette contrainte de 1.2% de l’État pour expliquer que telle n’était pas sa volonté, mais que ces choix lui sont imposés par une autorité supérieure et que sa responsabilité d’élu de la République est de participer aux efforts de la Nation sans y opposer la moindre résistance.

Sacrifier le service public est un choix du gouvernement qui satisfait pleinement le Maire : il l’applique depuis le début du mandat et qu’il maintient pour 2018.

Alors personne ne peut être dupe de la campagne de communication tapageuse autour des vœux, des rencontres dans les quartiers : le Maire et sa majorité n’ont aucun sens de la préoccupation de l’habitant, de l’usager, du besoin de la population.

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