Un gouvernement libéral de combat

Le programme annoncé par Emmanuel Macron, la feuille de route du gouvernement est centrée sur le recul des dépenses publiques, des services publics et de la protection sociale. Pas très neuf comme objectifs !

Macron a fait rentrer des hommes de droite aux postes stratégiques : le Premier ministre et le ministre de l’Economie sont membres du Parti Les Républicains de Nicolas Sarkozy et François Fillon ! Quelle nouveauté !

La nouvelle ministre de l’emploi est une cadre dirigeante dans de grands groupes (Danone), qui s’est distinguée par la dureté du management et qui va s’occuper de la réforme du code du travail. Cela donne une idée du dialogue social qu’elle pourrait promouvoir.

Le ministère de la fonction publique a disparu. Le Président pense nécessaire de flexibiliser tout le travail. Le premier heureux a été Pierre Gattaz, patron des patrons qui déclare « ce gouvernement est une chance pour le MEDEF ».

Le programme de Macron préconise : la suppression de 60 milliards de dépenses publiques, la chasse aux chômeurs, la baisse des retraites, la flexibilité des salariés, fin des 35h……

Ainsi,  la 1ère grande réforme annoncée : celle du code du travail est destinée à libérer le travail, disent ils ! Mais nous savons déjà qu’il s’agit de rendre plus corvéables tous les salariés, de précariser la vie de millions de Français!

En fait, « il faut que tout change pour que rien ne change » ont décidé les marchés financiers.

L’affichage qui se veut moderne et ouvert sur la société est entièrement soumis aux critères de la rentabilité financière au nom d’un très vieux dogme du MEDEF : « les profits d’aujourd’hui sont les emplois de demain ». Pour tant, tout montre en France comme en Europe que cette logique est contredite par les faits.

L’escroquerie est de faire croire qu’il n’existe pas d’intérêts opposés entre les salariés et les grands actionnaires, les très riches.

A Villejuif aussi, les masques tombent !

Les représentants d’En Marche-Albane Gaillot et de la droite classique, Les Républicains-Audrey Gaudon, soutiennent toutes les deux le nouveau gouvernement.

Ils nous refont le coup de l’alliance municipale ; vous vous souvenez de la fumeuse « union citoyenne » qui depuis 2014, fait parler d’elle dans toute l’île-de-France pour le pire et le…pire.

Il faut donc un véritable débat démocratique.

Les Villejuifois devraient pouvoir faire leur opinion en connaissance de cause, quel est le projet de Mme Gaillot ? Est-ce les suppressions annoncées de 120 000 fonctionnaires, de l’impôt sur les grandes fortunes ou encore de 60 milliards du budget de l’Etat en cinq ans ?

Nous demandons un débat, projet contre projet, entre la candidate d’En Marche Albane Gaillot, et notre candidate Catherine Dos Santos.

Il faut oser la démocratie, le débat public pour que la population de Villejuif puisse juger du contenu des propositions que porte chacune !

 

 

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