Une loi du 21ème siècle, pour des transports de qualité

Les transports et la mobilité font partie des enjeux cruciaux pour l’avenir de notre pays et ses habitants : la santé publique et la transition énergétique, les conditions de vie et les conditions sociales des 700 000 travailleurs du secteur des transports, la réindustrialisation de nos territoires, notamment dans le secteur du ferroviaire.

C’est le sens de la contribution des communistes pour préparer la loi sur les mobilités de début 2018 et de ses propositions précises et chiffrées.

Un constat s’impose !

On compte 45 000 décès prématurés du fait de la pollution de l’air chaque année en France. Il doit y avoir à terme moins de trafic automobile, et surtout avec des voitures moins polluantes. Les motorisations alternatives doivent être massivement développées et devront remplacer les voitures à moteur thermique dès 2040.

Plus de moyens de transport collectifs et plus propres

Il faut plus de trains, de vélos, moins de voitures (et surtout moins polluantes) et moins d’avions. La loi doit donner la priorité aux transports les moins polluants : marche, vélo, transports ferrés de voyageurs comme de marchandises, transports fluviaux, bus et limiter au maximum les émissions de polluants de tous les moyens de transport (voitures individuelles, avions). La loi doit également tourner le dos au culte de la vitesse, dévoreuse d’énergie, favoriser le train sur l’avion.

Investir dans l’économie au service des hommes et des femmes

Pour cela, investissons beaucoup plus dans les infrastructures ferrées, les transports collectifs, le fret, soit 3 milliards d’euros supplémentaires par an. Ainsi, la loi favorisera le développement du service public et des grandes entreprises publiques, re nationalisera les autoroutes et exclura les partenariats public-privé. Les salariés du transport doivent bénéficier de bien meilleures conditions de travail et de garanties sociales. Ils sont au cœur de la déréglementation, de la mise en concurrence et de la précarité de l’emploi.

Avec le développement des formes « d’ubérisation » plus de 9 auto-entrepreneurs sur 10 gagnent moins que le SMIC. La loi doit stopper les suppressions d’emplois et leur précarisation, mettre fin à la privatisation et à la sous-traitance, améliorer les conditions de travail et de vie.

Il faut reconsidérer l’urbanisme afin qu’il soit moins consommateur d’espace avec une loi qui lutte contre l’étalement urbain et à un rééquilibrage de notre pays entre la métropole parisienne et les autres territoires.

Les transports en commun doivent être la priorité. La tarification sociale doit être développée avec la gratuité pour toutes les personnes à bas revenu, les transports scolaires et tous les jeunes de moins de 18 ans. Le réseau ferré doit être privilégié, à des prix plus modérés, en connexion avec un réseau de cars et non en concurrence.

Dans le Val-de-Marne : 

A Villejuif et dans le département, les actions de la population et de ses élus pendant des décennies ont permis de tisser un réseau de transports publics. Encore hier, le département du Val-de-Marne, avec l’investissement de Pierre Garzon, comme vice-président en charge des transports et de l’aménagement, a obtenu auprès d’IDF Mobilités une tarification à 50% pour tous les retraités imposables, c’est le seul exemple en France.

Il convient aujourd’hui de poursuivre l’action pour contraindre l’Etat et la Région à investir dans les infrastructures et le matériel, seul l’intervention forte des habitants de nos villes pourra en créer les conditions.

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