Urgence : écoles en danger !

On n’a jamais vu cela à Villejuif : dix classes sont menacées de fermeture en septembre prochain. Sur les dix fermetures il y en a six en maternelle et quatre en élémentaire (à Vaillant-Couturier, Sand, Pasteur et Wallon). En tout, ce sont 180 classes que l’Inspection académique veut fermer dans le département.

Macron avait promis de faire de l’éducation une priorité, mais a omis de dire que c’était pour la sacrifier. Ces fermetures seraient le prix à payer pour étendre le dispositif de dédoublement des classes de CP dans le réseau d’éducation prioritaire!  

Le mettre en place à moyens constants est inadmissible. Ce serait prendre les postes ailleurs, sans garantie sur les conditions de sa mise en œuvre. Ce dispositif vitrine de la politique de Macron, mais ne cache pas sa vraie nature : derrière la vitrine, une école encore plus inégalitaire.

Avec six fermetures en maternelle dans les quartiers populaires : Lebon, Paul-Vaillant-Couturier, Joliot-Curie, Karl-Marx et deux classes à Pasteur, on abandonne la scolarisation des 2- 3 ans, déterminante pour la réussite à la socialisation de nos enfants.

Ces décisions, si elles ne sont pas infirmées par l’action des parents, des enseignants, des élus, vont peser sur la vie du quartier. Elles seront lourdes de conséquences parce que partout elles vont augmenter fortement les effectifs des autres classes, obliger à accueillir des enfants d’âges différents dans les classes (les doubles niveaux). Elles vont obliger des directrices et des directeurs à reprendre une classe en plus de leurs responsabilités et charges de travail et qui seront moins disponibles pour l’équipe pédagogique et les parents.

Elles vont supprimer des postes du dispositif « plus de maîtres que de classes » qui commence à avoir des effets positifs ou des Rased, si utiles et bientôt exsangues. Elles vont encore diminuer le nombre de remplaçants, déjà problématique.

Les relations entre parents et enseignants ne sont pas sorties indemnes des débats sur le temps d’école hebdomadaire. C’était prévisible vu la nature du choix qui était proposé et la forme de la concertation : chacun a choisi en fonction de ce qui “l’arrange”. C’était autant voulu au ministère qu’à la mairie : diviser la communauté éducative permet de mieux faire passer ces mesures d’austérité.

Mais, à Villejuif, nous avons, vous avez cette culture de défense de l’école qui va permettre de dépasser ces divisions et de se rassembler pour obtenir les moyens nécessaires à une école de la réussite. Vous pouvez compter sur les élus communistes au conseil municipal, et nos deux conseillers départementaux Pierre GARZON et Flore MUNCK pour porter vos exigences et vous soutenir, afin de faire annuler ces décisions arbitraires.

La première étape sera le mouvement des enseignants ce 9 février, que nous soutenons pleinement. Préparons la suite et amplifions les actions dans les semaines et mois à venir.  

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