Vive le service public !

Le service public est sans doute l’atout principal de notre pays. Mais il ne produit pas de richesses au sens capitaliste du terme pour ceux qui placent le profit comme unique priorité. En effet, le service public prive les actionnaires de nouveaux produits dans leur course aux dividendes.
Ses millions d’agents créent une richesse unique : l’efficacité sociale, la solidarité, l’universalité quand il s’agit de rendre le même service à tous quelle que soit sa situation dans la société et le lieu du territoire où l’on réside.
Voilà pour quels calculs égoïstes le service public est la cible des projets gouvernementaux alors que justement dans notre pays les effets des politiques menées depuis des décennies appellent davantage de solidarité, d’égalité et à retisser le lien social que la privatisation des services rendus est inapte à résoudre. Au cœur de ces enjeux les agents et les usagers avec une certitude : unis et solidaires, ils peuvent gagner et faire reculer les projets mortifères.
Les communicants politiques de Macron l’ont compris, ils se complaisent à opposer l’agent communal au sans-emploi, l’agriculteur au cheminot, l’instit au parent d’élève, l’agent hospitalier au patient, le retraité au jeune, … sans aucun scrupule.

L’exemple venu du sommet de l’Etat dope à tous les niveaux tous ceux qui comme le maire de Villejuif, n’ont pas le sens du commun et qui ont les mêmes pratiques avec les services publics qu’ils gèrent : suppressions de postes, de services à la population, attaques contre les syndicats, mise en souffrance du personnel.
Les agents revendiquent une reconnaissance de leur mission, l’arrêt des suppressions de postes et le développement de tous les services, de leur utilité sociale et humaine, des droits nouveaux et leur traduction dans le salaire, le respect et la dignité et cela en pleine cohérence avec les besoins de tous les salariés.
Depuis plusieurs semaines la riposte s’organise. Les fonctionnaires seront avec tous leurs syndicats unis dans l’action le 22 mars. Les soignants, les postiers, les enseignants, les territoriaux ont été rejoints dernièrement par les cheminots dès qu’ils ont appris le projet de casse du service public ferroviaire et le mépris avec lequel on a caricaturé leur métier pour mieux le détruire.

Ahmed El Houmas

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